Quand t’es en blocus…

Même si l’étudiant-bloqueur est un spécimen imprévisible, à l’approche des examens, lui et ses semblables semblent partager un certain nombre de traits communs. De nombreuses études ont été menées, mais aucune ne permet d’expliquer complètement cette modification comportementale. Voici une liste non-exhaustive des caractéristiques qui permettent de les identifier sans équivoque.

1. Facebook un jour… Facebook toujours !

« Toutes les routes mènent à Rome ». C’était avant Facebook. Et l’étudiant-bloqueur le sait ! Lorsqu’il ouvre son ordinateur, ou allume son gsm, c’est presque machinalement qu’il va atterrir sur son fil d’actualités. Il se rendra rapidement compte qu’il ne s’est rien passé ces 10 dernières minutes, depuis sa dernière visite. Mais pour en avoir le cœur net, il va tout de même scroller… jusque début juillet.

2. Début de blocus, début de série !

A ce jour, c’est un phénomène qui demeure inexpliqué : le début du blocus est la période choisie par la majorité des étudiants pour entamer une nouvelle série TV. Il s’agit probablement d’un moyen de fuir la réalité et d’oublier un instant l’horreur du moment.

Un professeur américain, un dénommé Heisenberg, a tenté d’enseigner la chimie à ses étudiants à travers la série « Breaking Bad », mais sans succès.

3. Celui qui a fait mon horaire m’en veut !

Un sentiment d’anxiété et de paranoïa se développe chez l’étudiant-bloqueur et s’accentue au fil de la session. Il est par exemple convaincu que l’université paie quelqu’un pour concocter des horaires d’examens incohérents et même nuisibles au bon déroulement de sa session.

Ainsi, à la sortie d’un examen, il n’est pas rare d’entendre des propos tels que « ça fait 10 ans qu’il fait le même examen, mais CETTE année, il a fait le chien ! », « il voulait me péter, c’est sûr » ou encore « il ME déteste » (et ce, même si l’étudiant ne s’est jamais rendu aux cours).

4. Les bonnes résolutions du désespéré

C’est dans la difficulté qu’on est le plus lucide et les étudiants-bloqueurs en sont la preuve. Même s’ils ne le disent pas toujours à haute voix, ils finissent toujours par se jurer à eux-mêmes « au prochain quadri, je travaille un peu tous les jours »… Ils mentent et mentiront en moyenne encore 7 fois avant de se faire une raison.

5. Les boissons énergisantes et l’effet Placebo

Cafés, Redbull, Nalu, Arizona, Coca-Cola,… Les solutions buvables pour rester alertes et éveillés sont nombreuses. Si leurs effets bénéfiques sur le corps reste douteux, leur impact sur la motivation des étudiants-bloqueurs a fait ses preuves. Si bien qu’ils finissent par ne plus pouvoir travailler s’ils n’ont pas leur dose.

Ma propre sœur est devenue nalucolique au cours de son 3ème blocus…

6. A cet exam, j’peux faire 6 et j’réussis !

L’étudiant-bloqueur, habituellement un peu fainéant, voir radin en termes de consommation neuronale, peut se montrer très astucieux et faire preuve de beaucoup d’ingéniosité quand il s’agit de calculer la note minimale qui lui permettra de réussir. De nombreux parents, assez sceptiques, sont venus me voir en me demandant « c’est vrai que mon fils peut faire 6 pour réussir ? »

A ce jour, personne ne sait pourquoi l’étudiant-bloqueur développe cette volonté, voir acharnement, à vouloir réussir… mais en étant le proche possible de l’échec.

7. Les 2 vices de l’étudiant : les toilettes et la bouffe

En blocus, l’étudiant-bloqueur se plait à manger. Il rajoute aux 3 repas habituels une multitude « d’inter-repas » et « pauses-grignotage ». Il peut même, dans certaines situations, s’auto-challenger : « dans 5 pages, je mange un cookie », « si j’arrive à la fin du chapitre, je vais voir ce qu’il y a dans le frigo (pour la 12ème fois aujourd’hui).

En conséquence directe du phénomène précédent, il aura tendance à augmenter sa fréquentation des latrines ainsi que la durée qu’il y passe. A ses yeux, il ne s’agit pas d’une pause, mais bien d’un besoin… Ainsi, pas de culpabilité !

8. Le blocus… ce salaud qui fait pleurer les filles et excite les garçons

Les étudiantes-bloqueuses et les étudiants-bloqueurs ne vivent pas cette expérience de la même manière.

Les étudiantes-bloqueuses, même les plus fortes d’entre elles, craqueront au moins une fois au cours du blocus. Un « craquage » se caractérise par des larmes, une haine soudaine envers ses parents ou un abandon temporaire (« j’y arriverai jamais… tant pis je serai caissière ! »). Mais en général, elles rebondiront plus fortes que jamais !

Les étudiants-bloqueurs, eux, ne craquent pas. Ils évacuent leur stress, mais autrement. A l’instar de la période de rut chez les cerfs, le blocus représente le pic d’excitation chez l’étudiant-bloqueur mâle. Les plus costauds pourront prendre du plaisir jusqu’à 6 fois la même journée. Une fois de plus, il ne s’agit pas d’une pause, mais bien d’un besoin.

9. L’étudiant qui trouvait tout intéressant

Habituellement blasés, voir désintéressés, les étudiants-bloqueurs développent un intérêt soudain (certains parlent de passion) pour des choses assez classiques ou même parfois ennuyeuses. Ainsi, il éprouvera le besoin de ranger sa chambre, il se découvrira des talents d’artistes qu’il exprimera à travers des synthèses abstraites très colorées, il apprendra (stupéfait) que le lave-vaisselle ne se débarrasse pas seul, même le vol majestueux d’une mouche mérite de mettre en pause toute activité en cours…

 

Si vous reconnaissez quelqu’un de votre entourage, n’hésitez pas à le taguer ou lui partager l’article. Cela aidera probablement la science à mieux cerner cette espèce encore méconnue que sont les étudiants-bloqueurs.

Vous pouvez également nous rejoindre sur notre page Facebook pour être tenu au courant des prochains articles : https://www.facebook.com/blocusassistance/?fref=ts

Laisser un commentaire