La pression sociale, le stress à éviter pour l’étudiant

Cette semaine, de nombreux étudiants du supérieur auront des sueurs froides. Ils entrent en effet dans la période de blocus tant redoutée, consacrée à l’étude et aux révisions. C’est la dernière ligne droite avant le début des examens de fin d’année.

Certains étudiants la traversent sans peine mais pour d’autres, il s’agit parfois d’un véritable calvaire. En retard sur le programme, ils se retrouvent face à une matière conséquente qu’ils n’ont pas encore assimilée. Entre stress et pression, il est facile de laisser tomber.

Le taux d’échec à l’université est élevé

Sébastien Lebbe, co-fondateur de Blocus Assistance, une organisation aidant les étudiants en cette période, a regroupé autour d’une table plusieurs spécialistes afin de tenter d’expliquer les causes de l’échec à l’université.

Parmi les pistes lancées, on note le changement brutal d’univers entre le secondaire et l’université. « Un changement qui nécessite une plus grande connaissance de soi, et de sa façon d’étudier« , note Sébastien Lebbe. Ce changement nécessite en effet une grande maturité de la part de l’élève. Parfois en kot, loin des obligations familiales, il peut facilement décrocher de son cursus.

Pour Pierre Boonen, directeur de Passe la Première, qui propose une programme d’étude ultra-intensif pendant l’année, la pression sociale peut être une source de stress pour les étudiants. « En Belgique, les gens jugent beaucoup. Si l’étudiant rate ses examens, il risque d’être gêné vis à vis de ses amis, de sa famille« . Il note aussi que le redoublement peut avoir des conséquences néfastes sur l’état mental du jeune qui perd alors confiance en lui et ne sait plus vers quelles études se diriger.

Apprendre à apprendre

Durant la table ronde, quelques conseils ont été livrés aux étudiants avant de se lancer tête baissée dans la préparation de leurs examens.

Tout d’abord, celui de s’interroger sur le choix de ses études. L’étudiant doit se demander pourquoi il est prêt à étudier dix heures par jour derrière son bureau. « Le fait de savoir ce que l’on veut être plus tard facilite grandement l’étude« , précise Franck Verschuren, professeur à la Faculté de Médecine de l’Université catholique de Louvain (UCL).

Ensuite, le jeune doit apprendre à se connaître, à connaître ses capacités. Parfois, l’étudiant doit apprendre à apprendre, c’est-à-dire, apprendre à synthétiser ses cours pour qu’il puisse les assimiler plus facilement.

Enfin, le professeur de médecine insiste sur le fait que l’entrée à l’université n’est pas synonyme de repli sur soi et qu’il faut trouver un équilibre entre l’étude et les activités estudiantines. Un équilibre qui ne peut se concevoir qu’en s’organisant au mieux, en planifiant son étude pour se permettre des moments de repos, « extrêmement importants« .

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